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Super, et bien le gallo n'est pas mal non plus dans son genre ! Du breton “kignat” (enlever la peau), à rapprocher du gallois “cynnu” (détartrer). Ernault cite le mot gallo “quigner” dans les environs de Saint-Brieuc. Le titre est un clin d’œil à un autre article « quand les gallos imitent les mahos », le mot « maho » désigne les bretonnants en gallo et serait formé du breton « mav » (jeune homme). à rapprocher du poitevin « jeter » (connu en Vendée par exemple) signifiant aussi « calculer ».

On entend encore souvent que le gallo, le « patois » ne serait qu'un français déformé. Petit mot fort pratique « boutin » à la même origine que le français « butin » ou que l'anglais « booty ». Peut-être bien le gallo où ce dernier se dit « fllour ».

Nous avons déjà vu que ce n'est pas du tout le cas et que ce qu'on appelle le gallo est en fait la forme qu'a pris le bas-latin en Bretagne. En effet « butin » avait en moyen-français la même signification que nos langues bretonnes , proie) et serait passé dans nos langues par le jargon maritime. L'anglais « flour » (farine) a d'ailleurs aussi la même origine romane, « la fleur de farine ».

Jë (j'), Tu, Il (i), Al (a), Jë (j'), Vou (vz), à la troisième personne on peut avoir Il (i) à la fois pour le masculin et le féminin, même si dans cette zone on fait généralement la différence entre les deux en employant Al (a) aussi au pluriel. Les jetons servaient en effet à l'origine à calculer.

La richesse des pronoms personnels dans les langues latines actuelle a pour origine les cas du latin, par exemple, pour la première personne du singulier :ego (accusatif), mē (accusatif), mei (génitif), mihi (datif), mē (ablatif). En gallo nous ne trouvons plus que « carqhulë » dans ce sens, les zones alentours connaissant ce mot, il est très probable que les gallaisants aient connu puis perdu ce verbe. c'est un champ commun en gallo (il y a un "pré boutin" à Crossac).

Nous avions donc un « m » à l'origine qui a été « mangé » par le « n » du mot breton Vous êtes encore là ? Fonctionne avec les verbes “entendre” et “comprendre”, “j'y comprend qhett ! Cette expression est aussi connue dans une commune du Maine. Ces dernières ne jouissaient pas du même statut dans les représentations de l'époque.

Si c'est le cas vous devez savoir que le système des pronoms personnels est franchement tordu en français où ils sont particulièrement divers (je, me, moi/ il, le, lui, se/...). Nous verrons un choix de quelques mots bretons, empruntés au gallo ou plus généralement à une langue romane.

Pour le quatrième opus de notre série (après La Turballe, Le Pouliguen et La Roche-Bernard) nous allons nous intéresser à une problématique un peu différente, car je l'annonce tout de suite, le nom de Saint-Lyphard en breton parlé n'a jamais été collecté. Ce mot était aussi connu en gaulois “tona” (surface, peau) qui a donné le mot “tonneau” en français (de “peau/surface”, le sens a dérivé à celui de récipiant..., la “peau” du vin). Oseille Du breton “triñchon” (oseille), à rapprocher du gallois “dringon”, et dérivé de “trenk” (aigre).

Cependant nous avons peut être un indice comme nous le verrons plus bas. Le second est titillant, vous aurez remarqué que le « l » s'est transformé en « n », c'est peu de chose mais c'est peut-être une prononciation dérivée du breton comme je vais essayer de vous le montrer. Ce mot, comme “begen”, est bien connu dans l'ouest du pays nantais. Saint-Nazaire association, 2008 Dictionnaire de gallo en ligne : Lecuyer Fabien, Französisches Etymologisches Wörterbuch : https://apps.atilf.fr/lecteur FEW/index.php/ Les langues ont toujours emprunté des mots à leurs voisins et c'est bien sûr aussi le cas de la langue bretonne.

On en retrouve plusieurs exemples, comme dans le nom de Saint-Nolff (Sant-Nolf ou Senolf en breton) de l'autre côté de la Vilaine. Sources : Plessé : collectages personnels auprès des époux Desbois. Pour des raisons sociales, la langue bretonne à largement emprunté au gallo, ou plus généralement aux langues romanes, alors que de son côté le gallo a très peu emprunté au breton, et le substrat breton y est minime.

Vous avez peut être remarqué que ce nom ressemble beaucoup à notre Saint-Molf, eh bien vous avez vu juste car Saint-Nolff apparaît sous les formes Sainct Molff en 1421 par exemple. La situation de ces deux langues pourrait rappeler celle des îles britanniques où la langue anglaise s'est étendue sur des territoires autrefois celtiques mais n'a que très peu emprunté à ces langues, alors qu'à l'inverse le gallois et les langues gaélique comptent de nombreux anglicismes.

Vous verrez que certains mots rappellent fortement ce qui peut encore s'entendre aujourd'hui. Notre homme a vécu durant le XIVe et était originaire de Brière, d'où son surnom « De Sancto Andrea » qui n'est autre que l'actuelle commune de Saint-André-des-eaux. Selon les études de J-Y Le Moign le breton était toujours parlé à Saint-André à cette époque. Le gallo dit en effet « brave », ce mot « brave » est aussi connu en français et dans bien d'autres langues romanes (italien, espagnol, occitan,...). Noël se prononce « nouel » dans de nombreux endroits de Haute-Bretagne (Guémené-Penfao, Nivillac,...) ou encore "noué" (Brière). En pays gallo c'est de la « cendre de gris » que l'on jetait dans le cidre avec le même but.